A chaque édition du Bac, les articles de presse sur la baisse générale du niveau en français et surtout en orthographe se multiplient. Le sujet mérite en effet qu’on s’y attarde. Force est de constater qu’à l’avènement du marketing de contenu et de la multiplication des écrits pour attirer, informer l’internaute, la maîtrise de la langue se devrait d’être une préoccupation un peu plus présente…

Alors comme ça, le niveau des français en orthographe serait en chute libre ? Les correcteurs du Bac auraient même invités à être indulgents quant aux nombreuses fautes dont sont truffées les copies sous peine de plomber les résultats du sacro saint examen ?

L’orthographe, un enjeu économique

Où l’on apprend que l’orthographe dans les entreprises devient un enjeu économique. Ah bon ? Tu m’étonnes ! A l’instar des pissenlits dans le gazon, les fautes fleurissent ici et là dans les courriers commerciaux, voire sur les pages de sites professionnels (belle vitrine) et même dans les pages médias…! (Arg !) En 2011 déjà, la BBC rapportait dans un article que les fautes faisaient perdre des millions aux sociétés du web. La situation ne cesse donc de se dégrader…

Et on a raison de s’émouvoir. Comme le dit si bien notre amoureux national de la langue de Molière, Bernard Pivot : «Un devoir criblé de fautes d’orthographe ou de syntaxe, c’est comme un visage abîmé par des verrues». C’est vrai pour un devoir, ça l’est tout autant pour les nombreux écrits que produisent nos entreprises quotidiennement. Echanger avec un client dans un français approximatif est du plus mauvais effet sur ledit client. Présenter ses activités sur les pages d’un site en oubliant les accords et en bafouant la syntaxe fait fuir bon nombre d’internautes.

Crédibilité mise à mal, manque de respect soupçonné

Il en va de la crédibilité et du respect. De la crédibilité parce que les fautes « ne font pas sérieux ». Elles remettent en question la fiabilité de l’interlocuteur ou de l’entreprise. Nous recevons tous des mails qui partent directement à la corbeille parce que rédigés dans un trop mauvais français pour être honnête. Le doute qui s’immisce dans l’esprit de l’internaute, du client, est redoutable et néfaste pour le commerce et il suffit de peu…

Il en va du respect, parce que le lecteur veut être bien considéré, flatté, chouchouté, a fortiori dans une relation client-fournisseur. Lire des contenus et des mails avec des fautes d’orthographe lui donne le sentiment qu’on le méprise. Il pense, à juste titre ou à tort, que l’émetteur du message n’a « même pas pris la peine de se relire » avant de publier son écrit ou pire, que l’émetteur le prend pour un « jambon ». Pas bon du tout.

On écrit pour être lu, on publie pour être vu, convaincre et vendre. Manier la plume est un métier, si ce n’est pas le votre, déléguez… !

PS : Si une faute s’est glissée dans cet article, vous la mettrez sur le compte de l’étourderie, bien sûr… Nul n’est prophète en son pays…