A quoi sert le responsable éditorial ?

A quoi sert le responsable éditorial ?

Plus l’entreprise communique et multiplie les canaux de diffusion, plus le risque de s’éparpiller, voire de brouiller son image, augmente. Pour garantir la cohérence du message, en adéquation avec la stratégie de communication, un poste clé : le responsable éditorial.

Entre le print (papier pour les non anglophones) et le web (web pour tout le monde), ils sont nombreux les messages que l’entreprise émet à destination de ses clients, de ses concurrents, des institutions et, pour peu qu’elle soit d’une taille suffisante, en interne à destination de ses salariés, franchisés etc. Pour que l’ensemble de ressemble pas à une auberge espagnole, le responsable éditorial veille.

Un super rédac chef on et off line

Gardien des contenus éditoriaux (une sorte de père Fouras), le responsable éditorial définit les rubriques, la taille des articles, le planning de publication, le style, le ton et ce quel que soit le contenu (texte, sons, images, infographies, vidéos) publié sur le site, les réseaux sociaux, mais aussi dans les outils du type emailings, newsletters etc. Pour le print, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Que vous éditiez une plaquette commerciale remise à jour annuellement ou plusieurs magazines, des flyers, des invitations etc., le responsable éditorial veille à la cohérence de l’ensemble et garantit le respect de l’identité de la marque.

Fini le logo dénaturé sur la plaquette, le post perso du stagiaire en community management qui confond sa page Facebook avec celle de son entreprise, le billet de blog dont on ne comprend pas l’intérêt et, autant que faire se peut, terminé le français approximatif ô combien nuisible.

Le gourou des bonnes pratiques éditoriales

Parfois lui même producteur de contenu (qualités rédactionnelles requises), le responsable éditorial collabore avec les différents intervenants internes ou externes qui en produisent également (du contenu, faut suivre !) et veille, à l’instar de la poule sur ses poussins, au respect de la charte éditoriale.

A lui donc les briefs, le suivi des productions, la relecture (beaucoup), la préparation du comité éditorial, la validation des maquettes et la participation à l’évolution du site. Il est de fait plus judicieux que le responsable éditorial soit partie prenante dans toutes les évolutions envisagées, toujours dans un souci de respect des bonnes pratiques définies en amont.

Le responsable éditorial : votre atout contenu

Que vous soyez une start-up pure player, une institution, une collectivité territoriale, une PME ou une grosse boite, le responsable éditorial est au minimum votre carte maîtresse pour une bonne visibilité sur le web et, si vous multipliez les intervenants et les canaux de diffusion, votre contrôleur qualité pour une communication pertinente, cohérente et donc lisible. A défaut de créer le poste à temps plein, pensez-y en temps partagé ou encore en externalisant la fonction.

Pourquoi faut-il des qualités rédactionnelles ?

Pourquoi faut-il des qualités rédactionnelles ?

D’après le site « 20 minutes », j’ai au moins le niveau de français d’un élève de CE2. J’ai eu 10/10 au test proposé (et sans tricher). Ouf, me voilà rassurée. Bon, pour quelqu’un qui vend ses compétences en rédaction et marketing de contenu, c’est un pré-requis me direz-vous et vous aurez raison. J’ai longtemps pensé que j’avais un niveau normal en français, dans la moyenne quoi. Mais ai-je pour autant des « qualités rédactionnelles », de celles qui sont requises dans nombre d’annonces d’emploi ? D’ailleurs que sont donc ces qualités ?

Fréquemment, je lis dans les annonces d’emploi : « qualités rédactionnelles », voire « excellentes qualités rédactionnelles » requises (j’ai même vu « exceptionnelles »). Y aurait-il donc par opposition, des postes où le javanais est toléré ? Si d’un côté les employeurs se donnent la peine (toute relative) de préciser « qualités rédactionnelles indispensables », c’est bien que de l’autre, ces mêmes qualités ne sont pas nécessaires pour d’autres emplois. De là à y voir une adaptation du monde du travail à la maîtrise du français réputée en baisse constante depuis de nombreuses années, il n’y a qu’un pas (et un soupçon de malhonnêteté intellectuelle…) Car en effet, bien que le Français soit réputé râleur de nature, force est de constater que la maîtrise de la langue n’est plus ce qu’elle était, ma bonne dame. Eh oui, tout fout l’camp et les institutions s’en émeuvent, à juste titre. Récemment la ministre de l’Education s’exprimait d’ailleurs en ces termes au micro de RTL : « les résultats des petits Français en lecture, en écriture (…) ne sont pas bons » et « ils n’ont cessé de se dégrader ces dernières années ».

Il est dépassé ton participe…

Il suffit de surfer sur les forums pour s’en rendre compte ; ils ne sont pas légion ceux qui font la différence entre un verbe à l’infinitif et un participe passé, certes. Mais à qui la faute s’il en existe une ? A l’Education Nationale ? Aux parents ? A la télé ? Au web ? Je n’ai pas la réponse. Si vous vous plongez dans les exercices du certificat d’études que passaient nos grands parents vers l’âge de 14 ans vous constaterez que nous ne disposons plus des mêmes aptitudes pour y répondre que nos aînés au même âge. Comme pourrait le dire un gamin « ça fait d’la peine ». Sommes nous pour autant moins intelligents ou plus incultes ? Pas certain. La somme des connaissances auxquelles nous avons accès, nos enfants y compris, ne cesse de croître et de se développer. De facto, la somme de nos connaissances augmente au même rythme. Cela justifie-t-il pour autant le recul de la maîtrise de notre langue ? Non.

Non, grammaire ne s’écrit pas gram’ mère

Le français est vivant et il évolue, s’enrichissant de nouveaux termes liés à son époque. Mais les accrocs, pour ne pas dire les uppercuts donnés à la grammaire, à la conjugaison et à la syntaxe sont regrettables (et je ne prétends d’ailleurs nullement en être exempte). Avec ces écarts si fréquents, la base même de notre communication s’altère, ce qui ne va pas sans créer de nouvelles inégalités. De là à ce que la maîtrise de la langue soit demain un critère de discrimination, il n’y a qu’un pas que nous sommes allègrement en train de franchir. « Qualités rédactionnelles requises » est un marqueur de cette triste évolution. Oui, le niveau des enfants en français ne cesse de baisser et même s’ils sont beaucoup plus doués avec un ordinateur, une tablette ou un smartphone, ils sont en train de perdre leur héritage. J’ai eu un prof de Fac qui s’inquiétait de voir le niveau de ses étudiants en chute constante. Ils nous avait confié s’attendre à voir bientôt dans ses copies « de Goal », après avoir vu « de Gaule », entorses tordantes pour parler du grand Charles. Ça nous a fait marrer, pas lui. Aujourd’hui, j’ai de la sympathie pour ce prof. « Qualités rédactionnelles requises » et parfois « bonne culture générale », une mention nécessaire à préciser semblerait-il… Snif.

Les fautes d’orthographe font fuir le business

Les fautes d’orthographe font fuir le business

A chaque édition du Bac, les articles de presse sur la baisse générale du niveau en français et surtout en orthographe se multiplient. Le sujet mérite en effet qu’on s’y attarde. Force est de constater qu’à l’avènement du marketing de contenu et de la multiplication des écrits pour attirer, informer l’internaute, la maîtrise de la langue se devrait d’être une préoccupation un peu plus présente…

Alors comme ça, le niveau des français en orthographe serait en chute libre ? Les correcteurs du Bac auraient même invités à être indulgents quant aux nombreuses fautes dont sont truffées les copies sous peine de plomber les résultats du sacro saint examen ?

L’orthographe, un enjeu économique

Où l’on apprend que l’orthographe dans les entreprises devient un enjeu économique. Ah bon ? Tu m’étonnes ! A l’instar des pissenlits dans le gazon, les fautes fleurissent ici et là dans les courriers commerciaux, voire sur les pages de sites professionnels (belle vitrine) et même dans les pages médias…! (Arg !) En 2011 déjà, la BBC rapportait dans un article que les fautes faisaient perdre des millions aux sociétés du web. La situation ne cesse donc de se dégrader…

Et on a raison de s’émouvoir. Comme le dit si bien notre amoureux national de la langue de Molière, Bernard Pivot : «Un devoir criblé de fautes d’orthographe ou de syntaxe, c’est comme un visage abîmé par des verrues». C’est vrai pour un devoir, ça l’est tout autant pour les nombreux écrits que produisent nos entreprises quotidiennement. Echanger avec un client dans un français approximatif est du plus mauvais effet sur ledit client. Présenter ses activités sur les pages d’un site en oubliant les accords et en bafouant la syntaxe fait fuir bon nombre d’internautes.

Crédibilité mise à mal, manque de respect soupçonné

Il en va de la crédibilité et du respect. De la crédibilité parce que les fautes « ne font pas sérieux ». Elles remettent en question la fiabilité de l’interlocuteur ou de l’entreprise. Nous recevons tous des mails qui partent directement à la corbeille parce que rédigés dans un trop mauvais français pour être honnête. Le doute qui s’immisce dans l’esprit de l’internaute, du client, est redoutable et néfaste pour le commerce et il suffit de peu…

Il en va du respect, parce que le lecteur veut être bien considéré, flatté, chouchouté, a fortiori dans une relation client-fournisseur. Lire des contenus et des mails avec des fautes d’orthographe lui donne le sentiment qu’on le méprise. Il pense, à juste titre ou à tort, que l’émetteur du message n’a « même pas pris la peine de se relire » avant de publier son écrit ou pire, que l’émetteur le prend pour un « jambon ». Pas bon du tout.

On écrit pour être lu, on publie pour être vu, convaincre et vendre. Manier la plume est un métier, si ce n’est pas le votre, déléguez… !

PS : Si une faute s’est glissée dans cet article, vous la mettrez sur le compte de l’étourderie, bien sûr… Nul n’est prophète en son pays…